Le mot du président

Il n’y a pas si longtemps encore, la violence conjugale était considérée comme «normale», légitime et protégée par le mutisme de la considération publique et l’inconscient collectif.

Nous avons créé l’association Miléna en 1997 avec l’objectif de faire reculer, dans notre région, les justifications d’un certain déterminisme de cette fatalité, tels que: sentiment de culpabilité des femmes, absence d’autonomie matérielle, image d’elles-même dévalorisée, inadéquation des réponses institutionnelles à leur détresse, isolement relationnel, manipulation de la part de leur agresseurs.

Depuis 10 ans, la situation des violences conjugales a commencé à changer. Désormais, le code pénal prévoit et réprime le harcèlement moral au sein du couple. Cependant, moins d’une femme sur deux victimes de violences ose porter plainte. Face à cette situation, notre association continue à mettre son énergie à leur service et doit accroître ses moyens pour faire avancer une condition sociale et personnelle qui n’est pas une fatalité.

Jean-Marc JOUFFE,
Président de l’association MILENA